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Maison du chapelain de Landemore - 1399 – 1400

17 rue Saint  Aignan – Angers

Cette maison de chapelain a été construite au cours de l’automne/hiver 1399-1400, comme l’a confirmé l’étude dendrochronologique des bois de chêne.
L’appellation de la maison, maison de la chapelle de Landemore, est attestée au XVIIIème siècle.
L’escalier actuel a été reconstruit au XVIIème siècle et un réaménagement des combles a été effectué au XVIIIème siècle, avec le réemploi de bois de « déchires » de bateaux qui descendaient la Loire, chargés de marchandises et vendus à leur arrivée à destination comme bois de charpente.
La maison est à un corps de logis constitué de deux étages carrés et étage de comble, sous une toiture à deux longs pans et gouttereau sur rue, prolongé sur la cour intérieure par une petite construction basse à un étage en appentis.
Le gros-œuvre est entièrement en pan-de-bois sur un rez-de-chaussée en moellon de schiste.
L’assemblage à pan-de-bois est rustique, avec un encorbellement de faible débord sur des solives portées aux angles par des poteaux élargis.
La façade, totalement en pan-de-bois, comporte un panneautage à grandes croix de Saint-André.
L’isolation est assurée par du torchis enduit de lait de chaux.
Une restauration générale de la maison a été effectuée dans les années 1975-1980. Des vestiges d’une habitation romaine ont été découverts à cette période dans les caves.

Maison de l’archidiaconé d’Outre-Loire

20, rue Donadieu-de-Puycharic

Cet hôtel particulier est identifié, d’après les sources du XVIIIème siècle, comme la maison de l’archidiaconé d’Outre-Loire. Mais son bâti est bien antérieur et atteste une reconstruction au XVème siècle, dont subsistent plusieurs niveaux de caves (certaines anciennes), la tour d’escalier et une partie du corps de logis sud-ouest.
Ce corps de logis est largement reconstruit au XVIIIème siècle, époque également du portail d’entrée du mur de clôture.
Vers 1850, cette demeure appartient au peintre angevin Guillaume Bodinier, qui y établit ses collections de peinture. Elle comprend l’ancien hôtel du N°20, ainsi qu’un logis construit en front de rue en 1859 et une galerie adossée au sud du vieux logis dans ces mêmes années.
L’acquisition de parcelles jusqu’à la promenade du Bout-du-Monde permet l’aménagement d’un grand jardin dominant la Maine et de constructions annexes face au château.
L’Ecole supérieure des Hautes Etudes Saint-Aubin s’y établit en 1875, à la mort du peintre. Elle engage en 1879 de nouvelles constructions face au château, qui seront reconstruites en 1959-1960. C’est actuellement une partie du foyer Saint-Aubin, au N° 22 de la rue Donadieu-de-Puycharic.