La Cité

Hôtel de Cunault – Maison canoniale Saint-Maurille

16,18 rue Donadieu-de-Puycharic – classé Monument Historique

Au début du XVème siècle se trouve à cet endroit la maison de Cunault qui est le pied-à-terre des religieux à Angers – La demeure, alors en ruine, est vendue dans le courant du XVème siècle au chapitre cathédral et intégrée à la maison canoniale Saint-Maurille, mitoyenne – Les deux corps de logis et la tour d’escalier qui les dessert datent de la seconde moitié du XVème siècle.
Au XVIème siècle sont construits par le grand architecte angevin de la Renaissance, Jean Delespine, le bâtiment des remise et écuries, le corps d’entrée avec galerie haute, ainsi que les galeries sur le jardin où un puits en forme d’édicule Renaissance est bâti en 1591.
Les communs sont remaniés au début du XVIIIème siècle. Le portail actuel date de cette époque.
Dans la deuxième moitié du XIXème siècle, de nouveaux travaux sont engagés, portant sur les façades et la couverture de l’aile gauche du logis, la grande galerie sur jardin et les communs.
Cet hôtel est l’une des plus considérables maisons canoniales de la Cité épiscopale d’Angers, en bordure du rocher, bénéficiant d’une vue exceptionnelle sur la rivière et sur la Doutre.
Les galeries sur cour (avec son plafond sculpté) et sur jardin, attribuées à Jean Delespine, sont les ouvrages architecturaux les plus remarquables de la propriété.

Maison canoniale Saint-Martial

1, 1bis rue Donadieu-de-Puycharic – Angers

Cet hôtel sur cour est l’une des plus vastes maisons canoniales de la Cité d’Angers. Par sa monumentalité, ce logis traduit également le statut social des chanoines d’une cathédrale sous l’Ancien Régime.
Une étude dendrochronologique a permis de dater les charpentes des deux corps de logis en angle de la rue Donadieu et de la rue Saint-Aignan. La plus ancienne, à l’angle Donadieu/Saint-Paul, remonte à 1168-1169. La seconde, à l’angle Saint-Paul/Saint-Aignan, est datée de 1231-1232. Nous sommes donc en présence de l’une des plus vieilles demeures d’Angers, tout au moins pour les charpentes.
La construction de l’hôtel remonte au XVème siècle, mais d’importants remaniements sont effectués au début du XVIIIème siècle (reprise des couvertures et de l’élévation antérieure, reconstruction du portail et des escaliers) puis au XIXème siècle où la plupart des baies sont modifiées.
Attestée comme maison canoniale Saint-Martial au XVIIIème siècle, l’édifice occupe une très vaste parcelle à l’angle de trois rues : Saint-Aignan, Saint-Paul et Donadieu-de-Puycharic. Il est composé de trois corps de logis autour d’une cour intérieure : un corps principal en fond de cour et deux corps latéraux. Les élévations sont en schiste sauf la grande façade sur cour, parementée en tuffeau.

Maison de la chapelle de la Corbellerie de Saint-Laud

5 et 5bis, rue de Donadieu-de-Puycharie
C’est l’une des plus remarquables maison de chapelain de la cité épiscopale d’Angers. Malgré le gabarit restreint, la cour intérieure, la tour d’escalier en façade et la galerie relèvent ici d’une typologie d’hôtel.
Dans la seconde moitié du XVIème siècle, le logis est prolongé sur la cour antérieure par une galerie en retour d’équerre, à deux travées, bâtie en tuffeau et portant un décor de pilastres superposés.
La porte d’entrée de la tour présente sur le vantail un riche décor de panneaux sculptés du XVème siècle, avec des fenestrages, un ange et une caravelle.
En 1415, ce logis est désigné comme la maison du corbelier de Saint-Laud. Il s’agit probablement de la construction actuelle bâtie au XVème siècle, petit hôtel à un corps de logis précédé d’une cour d’entrée, avec le mur-pignon et une tour d’escalier en vis hors-œuvre en pierre à pans coupés s’achevant par un toit polygonal sommé d’un étui de faîtage en plomb ajouré.

Maison de l’archidiaconé d’Outre-Loire

20, rue Donadieu-de-Puycharic

Cet hôtel particulier est identifié, d’après les sources du XVIIIème siècle, comme la maison de l’archidiaconé d’Outre-Loire. Mais son bâti est bien antérieur et atteste une reconstruction au XVème siècle, dont subsistent plusieurs niveaux de caves (certaines anciennes), la tour d’escalier et une partie du corps de logis sud-ouest.
Ce corps de logis est largement reconstruit au XVIIIème siècle, époque également du portail d’entrée du mur de clôture.
Vers 1850, cette demeure appartient au peintre angevin Guillaume Bodinier, qui y établit ses collections de peinture. Elle comprend l’ancien hôtel du N°20, ainsi qu’un logis construit en front de rue en 1859 et une galerie adossée au sud du vieux logis dans ces mêmes années.
L’acquisition de parcelles jusqu’à la promenade du Bout-du-Monde permet l’aménagement d’un grand jardin dominant la Maine et de constructions annexes face au château.
L’Ecole supérieure des Hautes Etudes Saint-Aubin s’y établit en 1875, à la mort du peintre. Elle engage en 1879 de nouvelles constructions face au château, qui seront reconstruites en 1959-1960. C’est actuellement une partie du foyer Saint-Aubin, au N° 22 de la rue Donadieu-de-Puycharic.

Maison du chapelain de Landemore – 1399 – 1400

17 rue Saint  Aignan – Angers

Cette maison de chapelain a été construite au cours de l’automne/hiver 1399-1400, comme l’a confirmé l’étude dendrochronologique des bois de chêne.
L’appellation de la maison, maison de la chapelle de Landemore, est attestée au XVIIIème siècle.
L’escalier actuel a été reconstruit au XVIIème siècle et un réaménagement des combles a été effectué au XVIIIème siècle, avec le réemploi de bois de « déchires » de bateaux qui descendaient la Loire, chargés de marchandises et vendus à leur arrivée à destination comme bois de charpente.
La maison est à un corps de logis constitué de deux étages carrés et étage de comble, sous une toiture à deux longs pans et gouttereau sur rue, prolongé sur la cour intérieure par une petite construction basse à un étage en appentis.
Le gros-œuvre est entièrement en pan-de-bois sur un rez-de-chaussée en moellon de schiste.
L’assemblage à pan-de-bois est rustique, avec un encorbellement de faible débord sur des solives portées aux angles par des poteaux élargis.
La façade, totalement en pan-de-bois, comporte un panneautage à grandes croix de Saint-André.
L’isolation est assurée par du torchis enduit de lait de chaux.
Une restauration générale de la maison a été effectuée dans les années 1975-1980. Des vestiges d’une habitation romaine ont été découverts à cette période dans les caves.